Correction Bac Blanc 1

CORRECTION PARTIE 1

Intro

-          Présentation du cas de madame A

-          Problématique

-          Annonce du plan

Arguments issus des documents

Doc1 : Trou maculaire au niveau fovéa visible sur fond de l’œil et tomographie optique à cohérence (par comparaison à un œil sain)

Doc2 : Image formée en arrière de la rétine d’un œil presbyte (alors qu’elle se forme sur la rétine pour un œil normal) à vision floue d’un objet proche

Doc3 :

-          Fovéa dans axe optique avec acuité max (10/10e)

-          Acuité visuelle diminue rapidement de part et d’autre de l’axe optique (chiffres)

Arguments issus des connaissances disciplinaires

-          Presbytie : pb d’accommodation du cristallin qui a perdu son élasticité à correction avec des verres convergents

-          Fovéa : forte concentration de cônes qui permettent une forte acuité visuelle à vision nette des objets dans l’axe optique

Argument(s) issu(s) d’autres champs disciplinaires

-          Relation âge/presbytie

-          Avancée médecine à opération possible

Argumentaire bien construit

Plan cohérent

Méthode :

  1. Analyse de docs
  2. Interprétation grâce à un apport de connaissances
  3. Connecteurs logiques (donc …)

Qualité de l’expression écrite

Respect de la forme d’expression attendue

Qualité de l’orthographe et de la grammaire

Conclusion

Réponse au problème :

      - pourquoi confusion avec presbytie ?

      - explication du diagnostic ophthalmo

      - Ouverture

 

 

 

 

Exemple de commentaire argumenté

INTRODUCTION

Madame A souffre de troubles visuels mais ne constate aucune amélioration lorsqu’elle teste des lunettes pour presbyte. Elle consulte alors un ophtalmologue qui suppose une maladie rétinienne.

Voyons exactement de quoi souffre Madame A et comment elle a pu un temps penser à une presbytie.

 LA MALADIE DE MME A :

D’après le document 1, le fond d’œil et l’imagerie par tomographie optique à cohérence de Madame A montrent une nette altération de sa rétine au niveau de  la fovéa au centre la macula : présence d’un trou maculaire qui n’existe pas chez un sujet sain.

Or le document 3 montre que la fovéa est située exactement dans l’axe optique. Cette zone maculaire ou rétine centrale est capitale puisqu’elle est responsable d’une acuité maximale de 10/10e. On constate que l’acuité visuelle diminue très rapidement de part et d’autre de la fovéa : seulement 1/10e à 20° d’excentricité par rapport à l’axe optique. Ceci s’explique par l’inégale répartition des photorécepteurs dans la rétine. En effet, la rétine centrale concentre la quasi-totalité des cônes présents dans chaque œil et très peu de bâtonnets qui régneront par contre dans la rétine périphérique. Or, les cônes, contrairement aux bâtonnets, permettent une forte acuité visuelle des objets situés dans l’axe optique, «fixés» par l’individu.

On comprend donc désormais que l’altération de la rétine centrale dont souffre Madame A nuise à sa vision: elle ne possède plus assez de cônes permettant une bonne acuité visuelle.

L’ophtalmologue se propose d’opérer en remplaçant l’humeur vitrée qui s’est contractée (en entrainant et déchirant la rétine) par un liquide physiologique. Il traitera également la rétine qui devrait retrouver sa fonction.

 

L’ERREUR DE DIAGNOSTIC DE MME A.

Le pharmacien et Madame A sont d’abord partis sur la piste d’une presbytie et ont testé des lunettes pour presbytes.

Le document 2 illustre les trajets des rayons lumineux au sein d’un œil normal et d’un œil presbyte. Il montre pourquoi l’œil presbyte ne permet qu’une vision floue des objets proches. Il n’est pas assez convergent et l’image nette ne se forme pas comme il se doit au niveau de la rétine mais au-delà. En effet, le cristallin est responsable de ce problème de convergence : perdant de son élasticité avec l’âge, il ne parvient pas à accommoder suffisamment. Le presbyte a donc du mal à voir les objets très proches et a tendance par exemple à éloigner son journal pour pouvoir le lire.

Les lunettes de presbyte essayées par Madame A sont des verres correcteurs convergeant permettant de former une image nette sur la rétine. Malgré cela, les troubles visuels de madame A persistent : ils se sont donc pas dus à un problème d’accommodation du cristallin.

L’erreur de diagnostic de madame A et du pharmacien s’explique donc car Mme A se plaignait de mal voir de près, et, peut-être son âge avancé pouvait-il laisser penser à une perte d’élasticité du cristallin.

 

CONCLUSION

Madame A., bien qu’ayant des symptômes d’un presbyte (troubles visuels) est atteinte d’un trou maculaire : altération de la rétine centrale riche en cônes diagnostiqué grâce à un fond de l’œil et une tomographie optique à cohérence.

Son cas nous apporte une nouvelle preuve que l’autodiagnostic est souvent à risque. Elle a bien fait de consulter rapidement son ophtalmologue qui, contacté à temps, pourra sans doute corriger la maladie dont elle souffre par une opération, avant que la rétine ne soit trop endommagée.

 

Correction de la partie 2

Question 1

La lentille de la figure A est convergente et sa représentation symbolique est

Question 2

> 1. Le schéma indique que l’image se forme en avant de la rétine. L’œil schématisé est donc myope. Un œil myope est trop convergent, c’est la raison pour laquelle l’image se forme en avant de la rétine.

> 2. Il faut creuser la membrane de la lunette autofocus pour obtenir une lentille correctrice divergente. De cette façon, les rayons s’écarteront avant de pénétrer l’œil et l’image se formera plus loin, sur la rétine. Le défaut sera ainsi corrigé.

Question 3

> 1. Le nom de l’unité δ est dioptrie.

> 2. La figure B du document représente une lentille divergente de vergence négative. La vergence correspondante est donc celle de la lentille L2, de valeur V2 = – 2 δ.

Question 4

La figure B représente une correction pour un défaut de vision correspondant à un œil myope.

Question 5

> 1. Le cristallin n’est pas assez convergent, l’image se forme donc en arrière de la rétine.

> 2. Il faut gonfler la membrane de la lunette pour corriger la presbytie, car on obtient ainsi une lentille convergente qui permettra aux rayons de s’assembler davantage et de former l’image plus près de la lentille, sur la rétine.

> 3. L’hypermétropie est un autre défaut de la vision pour laquelle il faut gonfler la membrane de la lunette car l’œil hypermétrope ne voit pas de près et l’image d’un objet vu de près se forme, comme pour un œil presbyte, en arrière de la rétine.

 

Correction de la partie 3 :

 

ANNEXE 2 À RENDRE AVEC LA COPIE

 

PARTIE 3 : REPRESENTATION VISUELLE

Question 1

  1.   Le patient possède une anomalie du cristallin.
  2.   La rétine du patient fonctionne correctement.
  3.   Le patient ne possède pas de cônes.
  4.   Le patient a une réduction du champ visuel, le message nerveux crée par la rétine ne peut atteindre le cortex visuel.

Question 2

  1.   Le lieu de rupture de transmission du message est le 3.
  2.   Le lieu de rupture de transmission du message est le 1.
  3.   Le lieu de rupture de transmission du message est le 4.

Question 3:

 

Tableau 1

Espèces

Cebus

Homme

Chimpanzé

Macaque

Cebus

0

25

25

26

Homme

 

0

0

13

Chimpanzé

   

0

13

Macaque

     

0

Plus les séquences des opsines sont différentes pour deux espèces, plus ces deux espèces sont éloignées du point de vue évolutif. Les espèces les plus proches sur l’arbre de parenté sont l’Homme et le Chimpanzé, ensuite le Macaque puis le Cebus.

Le tableau 1 est donc valide : aucune différence entre Homme et Chimpanzé, et nombre croissant de différences quand on s’éloigne de l’Homme vers le Cebus. Le tableau 2 est invalide car il ne montre aucun acide aminé différent entre l’Homme et le Macaque, ce qui signifierait que ces deux espèces sont les plus proches. Le tableau 3 est invalide car il montre seulement 13 différences entre l’Homme et le Cebus, contre 26 entre l’Homme et le Macaque, alors que l’Homme est plus proche du Macaque. Le tableau 4 est invalide car il ne montre aucune différence entre l’Homme et le Cebus, ce qui signifierait que ces espèces sont les plus proches.

 

Question 4 :

Uniquement des bâtonnets

Uniquement des cônes

Autant de cônes que de bâtonnets

Moins de cônes que de bâtonnets

La mise en relation des informations apportées par ces deux graphiques permet de déduire que l’acuité visuelle est maximale dans la région de la rétine où sont présents uniquement des cônes.

En effet, les graphes de la question 2 montrent que :

  • le maximum d’acuité visuelle se situe à 0 degré d’excentricité, et le point aveugle à 18 degrés d’excentricité côté nasal ;
  • les cônes sont présents au maximum à 0 degré d’excentricité, il n’y a par contre pas de bâtonnets à cet endroit, les bâtonnets étant au maximum présents vers 20 degrés d’excentricité côté temporal et nasal.

Question 5

Le graphe présente l’intensité lumineuse (IL) permettant l’excitation des différents photorécepteurs, en fonction de la longueur d’onde.

Les cônes S, M et L ne réagissent qu’à une IL de 1 000 lux et plus.

Les bâtonnets réagissent à une IL de 1 lux et plus (1 lux vers une longueur d’onde de 500 nm).

Or l’IL reçue par l’œil une nuit de pleine lune est seulement de 1 lux ; dans ces conditions d’éclairement, seuls les bâtonnets sont mis en jeu. Comme les bâtonnets ne sont pas sensibles aux couleurs, contrairement aux trois types de cônes, on ne peut percevoir les couleurs dans ces conditions d’éclairement.